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ESSAI BMW i8 eDRIVE 2016

LE CHEF-D’OEUVRE BAVAROIS

Les moins de 20 ans n’ont probablement jamais entendu parler de la Série 8, majestueux coupé qui trônait au sommet de la gamme BMW dans les années 90. Il aura fallu patienter près de 15 ans pour revoir ce chiffre au catalogue, avec la i8. C’est encore un coupé, encore un bijou technologique innovant et plus que jamais un chef-d’oeuvre.

La BMW  i8 fait partie de cette nouvelle catégorie des “supercars propres”, ces modèles qui affichent des performances de folie et des valeurs de consommation très basses. A la différence de la Porsche 918 ou de la Lamborghini Asterion dont les tarifs sont au-delà des 700 000 euros la pièce et non le lot de deux, la BMW est «donnée» puisque son prix catalogue est de 136 800 euros. C’est disons « cadeau » pour celui qui veut s’offrir une supercar vraiment pas comme les autres.

UNE SOUCOUPE ROULANTE 

Visuellement, cette i8 est une réussite, avec un design unique. On la dirait sculptée par le vent, avec ses tunnels aérodynamiques, sa silhouette basse avec son point le plus haut qui culmine à 1,29 m. Sur une auto aussi spectaculaire, l’ouverture des portes ne pouvait se faire qu’en élytre, ce qui renforce le côté futuriste de l’engin. L’habitacle reste typiquement BMW : pas de fioritures, de l’efficace et de la technologie au service du conducteur/pilote/spationaute. Comme sur la i3, la citadine de la marque bavaroise qui exploite une technologie identique, la i8 se compose de deux modules : le Drive pour la partie motorisation et le châssis en aluminium, le Life pour l’habitacle. Dans ce dernier, on retrouve le fameux matériau PRFC, pour Plastique Renforcé à la Fibre de Carbone qui contribue à l’allègement tout en assurant une rigidité maximale. BMW n’oublie pas d’imprimer une image écolo à sa super GT en annonçant que le cuir des sièges a été traité avec de l’huile d’olivier et qu’il provient de vaches allemandes, suisses ou autrichiennes. Encore un peu et on va nous dire qu’Heidi aurait pu la conduire. Heidi Klum, le célèbre mannequin germanique.

ÉLECTRIQUE ET THERMIQUE POUR LA BONNE CAUSE

Techniquement, la i8 est tout aussi décalée dans sa conception. À l’avant se trouve le moteur électrique d’une puissance de 131 ch alors qu’à l’arrière le thermique délivre pour sa part 231 ch. A l’entendre en action, on jurerait qu’il s’agit d’un flat 6 de Porsche 911 mais pas du tout ! C’est un petit 3 cylindres de 1,5 litre de cylindrée. Sauf que BMW lui a greffé deux turbos, ce qui change tout. Au final, on se retrouve avec une puissance cumulée de 362 ch, une bête qui bondit à 100 km/h en 4”4, file à 250 km/h tout en se faisant homologuer avec une consommation mixte de 2,1 litres. Merci l’hybride ! Pour bien faire les choses, la i8 se laisse emmener selon différents modes : en tout électrique on est parti pour 37 km de silence et de calme, en “normal” on jongle entre les deux sources de puissance et en “sport” tout le monde sur le pont, le tableau de bord rougit tandis qu’un cercle bleu indique que le moteur électrique est actif, donc que la i8 se transforme pour le coup en traction intégrale. Inutile de vous faire un dessin sur l’efficacité globale dont fait alors preuve cette voiture. La boîte automatique 6 rapports répond instantanément, la suspension à double triangulation fait merveille, seuls les freins ont vraiment du boulot pour ralentir les quelque 1 500 kilos, un poids pourtant relativement réduit sachant qu’une Série 6 pèse 1,7 tonne facile.

Au bout d’un moment, il faut revenir sur terre et laisser cette auto d’un autre monde, un monde où l’on peut débourser 49 000 euros pour disposer d’une bagagerie Vuitton spécifique ou accepter de payer 15 000 euros pour une teinte de carrosserie spécifique. Mais quoi qu’il en soit, quel chef d’oeuvre cette bavaroise.

Photos Laurent SANSON

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