Quatre ans après son lancement, la troisième génération de la Peugeot 308 passe par la case restylage. Pas de révolution, mais une série d’ajustements ciblés pour prolonger la carrière d’une compacte qui a su s’imposer parmi les références du segment. Nous avons pris le volant de la version Hybrid 145, désormais au cœur de la gamme. La recette tient-elle toujours aussi bien la route ?
Quand une formule fonctionne, inutile de tout revoir. Le constructeur sochalien a donc choisi la retenue. La face avant évolue en douceur : calandre désormais teinte carrosserie, signature lumineuse à trois griffes plus expressive, bouclier élargi qui renforce la présence visuelle. Sur les finitions supérieures, le nouveau logo peut même s’illuminer — une première pour la marque. La palette de couleurs s’enrichit, tandis que deux nouveaux dessins de jantes diamantées en 17 et 18 pouces font leur apparition. À l’arrière, les feux jusque-là réservés à la finition GT sont généralisés, et les fausses sorties d’échappement troquent le chrome pour du noir brillant, plus cohérent avec l’esprit actuel.
À bord, en revanche, l’évolution est quasi inexistante. On retrouve l’architecture connue, dominée par le i-Cockpit et son petit volant. Un parti pris toujours clivant : selon la morphologie et la position de conduite, la jante peut masquer une partie du combiné. L’ergonomie générale reste correcte, mais le système multimédia, avec son écran incliné au format 16/9, accuse désormais le poids des années, tant en graphismes qu’en réactivité.
Une hybridation à mi-chemin, mais efficace
Sous le capot, le trois cylindres 1.2 essence est désormais épaulé par un moteur électrique de 28 ch intégré à la nouvelle boîte électrifiée e-DCS6 à triple embrayage. Avec une petite batterie de 0,87 kWh, on est davantage face à une hybridation légère évoluée qu’à un véritable full hybrid. Dans les faits, l’efficacité est pourtant bien réelle. Sur un parcours mixte, notre consommation s’est établie à 5,5 l/100 km. Associée au réservoir de 52 litres, cette sobriété permet d’envisager plus de 900 km d’autonomie sans effort.
Toujours une référence sur la route
Ce restylage n’a en rien altéré les qualités dynamiques de la compacte. La Peugeot 308 demeure l’une des meilleures élèves du segment en matière d’agrément de conduite. Le duo thermique/électrique fonctionne avec douceur, même si le trois cylindres se montre sonore en milieu urbain et que l’on perçoit parfois le sifflement de l’hybridation. Sur autoroute, en revanche, l’insonorisation impressionne. Train avant précis, châssis équilibré, comportement rassurant sur sol mouillé, la 308 restylée conserve ce toucher de route qui fait sa réputation. Elle n’a pas besoin de puissance supplémentaire pour convaincre, tant son homogénéité générale est réussie.
Et finalement on en pense quoi de la Peugeot 308 restylée 2026 ?
Cette 308 restylée ne cherche pas à réinventer une recette qui fonctionne parfaitement. Elle corrige avec intelligence ce qui devait l’être, tout en conservant ses fondamentaux avec une ligne toujours valorisante et modernisée dans les nouveaux codes stylistiques de la marque, une hybridation sobre et un comportement routier de premier ordre. On pourra toujours lui reprocher un multimédia qui date, un i-Cockpit qui ne conviendra pas à tous, et des tarifs ambitieux. Mais dans l’absolu, la compacte du Lion reste l’une des propositions les plus homogènes et agréables du marché.