Le dernier test du Touring Club Suisse confirme une évidence souvent sous-estimée : un bon pneu ne doit pas seulement exceller dans un domaine, il doit être parfaitement équilibré. Sur les 16 pneus d’été évalués par le TCS dans la dimension 225/50 R17 indice 98W/Y, seuls trois modèles décrochent la mention maximale « très recommandé ». À l’inverse, les références à bas prix ferment la marche du classement.
Une dimension stratégique pour les familiales et routières
Le test 2026 du TCS a porté sur la dimension 225/50 R17 98W/Y, courante sur de nombreuses berlines et familiales du segment moyen, parmi lesquelles les Audi A4, Audi A5, BMW Série 3, Alfa Romeo Giulia ou encore les Peugeot 5008.
Comme à son habitude, le département Test & Technique du TCS a évalué les pneumatiques, sur une Audi A4 Avant, selon 15 critères répartis en deux grands axes : sécurité de conduite (sec, mouillé, freinage, maniabilité, etc.) et bilan environnemental (usure, abrasion, longévité, efficience)
Trois pneus « très recommandés », un trio gagnant
Seuls trois modèles décrochent la meilleure mention globale : Continental PremiumContact 7 Pirelli Cinturato (C3) Goodyear EfficientGrip Performance 2
Ces trois références premium affichent : des performances homogènes sur sol sec et mouillé une excellente constance de comportement une faible abrasion une longévité convaincante une bonne efficience énergétique Aucun point faible majeur, ce qui explique leur domination.
À deux doigts de l’excellence
Six pneus manquent de peu la mention « très recommandé ». Ils restent performants, mais présentent de légères faiblesses : Firestone Roadhawk 2 : très bon comportement routier, mais usure plus marquée. Falken Ziex ZE320 : léger déficit sur le sec et en longévité. Bridgestone Turanza 6 : petite faiblesse en sécurité, compensée par un bon bilan environnemental. Michelin Primacy 5 : en retrait sur le sec, mais meilleur score environnemental du test. Maxxis Premitra HP6 : limites sur le mouillé et durée de vie moyenne. Kumho Ecsta HS52 : comportement sec perfectible et efficience seulement satisfaisante.
Dans cette catégorie, on parle davantage de compromis que de véritables défauts.
« Recommandé » : des faiblesses plus marquées
Quatre pneus obtiennent la mention « recommandé », avec des lacunes plus sensibles : BFGoodrich Advantage : performances en retrait sur le mouillé. Hankook Ventus Prime4 : freinage sous la pluie pénalisant. Vredestein Ultrac+ : moins convaincant sur le sec. Greentrac Quest-X : déficits au freinage sur sol mouillé et résultats moyens en longévité.
Le cas du Greentrac illustre bien l’enseignement majeur du test : l’accumulation de performances « moyennes » finit par peser lourd au classement général.
Les pneus « budget » en queue de peloton
Les trois derniers du classement sont des modèles à bas prix, souvent commercialisés en ligne. Lassa Revola, Leao Nova-Force Acro et Linglong Sport Master Le Linglong illustre parfaitement la problématique : il signe les meilleurs résultats sur chaussée mouillée, mais affiche en contrepartie les pires performances sur le sec, la plus faible longévité et l’abrasion la plus élevée Exceller dans une seule discipline ne suffit pas. Or, en situation d’urgence, ce sont uniquement les quelques centimètres carrés de contact entre la gomme et l’asphalte qui garantissent – ou non – la sécurité.
En conclusion
Ce test 2026 du Touring Club Suisse confirme que le prix d’achat ne doit jamais être le seul critère. Pour les gros rouleurs, mieux vaut privilégier un pneu bien noté à la fois en sécurité et en impact environnemental. Les conducteurs plus sensibles aux performances dynamiques ou aux coûts d’exploitation pourront affiner leur choix selon les sous-critères. Mais une règle demeure : ne pas descendre en dessous de la mention « recommandé ». Car en matière de pneumatiques, l’économie réalisée à l’achat peut rapidement se transformer en distance de freinage supplémentaire et ces quelques mètres font toute la différence en cas de freinage d’urgence et la sécurité n’a pas de prix.