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ESSAI AUDI E-TRON SPORTBACK 2021

SPORTBACK…ISATION ÉLECTRIQUE

Premier SUV 100% électrique de la firme aux anneaux, le e-tron lancé l’an dernier se dote de sa version Sportback à la ligne de SUV Coupé qui lui confère un look plus dynamique. Décollage immédiat !

Un peu plus d’un an après son lancement, l’e-tron s’est écoulé à plus de 17 500 exemplaires et c’est désormais la variante de carrosserie Sportback qui fait logiquement son apparition. Audi France estime qu’elle va représenter au moins 60% des ventes des deux modèles dans l’hexagone. Le style de l’e-tron Sportback est résolument plus dynamique et c’est d’ailleurs le but de cette variante qui mise sur l’émotion avec un design expressif et distinctif. Dans son plan d’électrification de sa gamme, Audi ne compte pas s’arrêter en si bon chemin puisque le constructeur va proposer pas moins de 20 modèles électriques d’ici 2025. Dès l’an prochain, ce sera au tour des Q4 e-tron et Q4 e-tron Sportback ainsi que l’e-tron GT, en quelque sorte une R8 électrique, de voir le jour. Autant dire que les prochaines années vont être électriques pour le constructeur d’Inglostadt.

UNE LIGNE SUBLIMÉE ET AÉRODYNAMIQUE

Après le Q3 Sportback, Audi ajoute un nouveau SUV Coupé dans sa gamme avec l’e-tron Sportback qui reprend les codes du SUV Coupé avec une ligne de toit fuyante et plongeante. Reprenant la base de l’e-tron, l’e-tron Sportback s’en distingue par son profil fluide et par sa face avant retravaillée avec un bouclier plus aérodynamique, de nouveaux phares à la technologie Digital Matrix Led (puce contenant plus d’un million de micro-miroirs inclinables jusqu’à 5 000 fois par seconde) et une calandre SingleFrame disposant désormais de volets mobiles pour l’optimisation du refroidissement. L’arrière tout en muscle avec son pavillon plongeant comprend un becquet qui se charge de réduire la traînée aérodynamique. Lors de sa conception, l’aéro fut d’ailleurs au centre du projet puisque l’objectif était de réduire le CX, désormais de 0,25 et meilleur que l’e-tron, au profit de l’efficience. Avec les rétros caméras profilés, le gain sur ce seul « accessoire » est de 3 km. C’est dire l’importance de l’aérodynamisme sur un véhicule électrique dont le poids élevé est le principal handicap.

A l’intérieur, pas de surprise puisque l’on retrouve l’intégralité de l’agencement de l’e-tron avec outre le double écran central, un vaste espace de rangement entre les deux sièges obtenu grâce à la suppression de l’arbre de transmission et donc du tunnel central. La particularité de la motorisation électrique est d’avoir un moteur sur chaque essieu et la gestion de la transmission intégrale, qui garde la dénomination de quattro chère à la marque, est intégralement électronique et le moteur avant lorsqu’il n’est pas nécessaire qu’il fonctionne se découple, réduisant ainsi encore un peu les besoins en électricité. L’unique différence est aux places arrière avec une garde au toit plus basse alors le coffre perd 45 litres de son volume au profit du style, mais il reste tout de même 615 litres, soit largement de quoi partir en vacances avec enfants et bagages. La finition est comme toujours de très haute facture et les équipements de confort et d’aides à la conduite, nombreux.

UN GAIN DE 30 KM EN AUTONOMIE

Fabriquée en Belgique dans l’usine de Bruxelles intégralement dédiée aux véhicules électriques de la marque aux anneaux, l’e-tron Sportback est disponible avec deux motorisations de 308 ch (batterie 71 kW) et 360 ch (batterie 95 kW). Dans les entrailles de notre version d’essai 55 quattro, la plus puissante, on trouve donc une grosse batterie de 95 kW dont la charge utile est désormais de 86,5 kWh, offrant un gain de 10 km par rapport à l’e-tron classique. Cette batterie composée de 36 modules accepte la recharge jusqu’à la puissance de 150 kW, permettant ainsi une charge à 80% de sa capacité en 30 mn, soit le temps de boire un café et de se dégourdir les jambes avant de repartir théoriquement pour un run de plus de 350 km. Lors de notre essai en région parisienne sur un parcours mixant ville, autoroute, routes de campagne et en roulant en bon père de famille, la consommation fut de 22,5 kWh pour 190 km parcourus et une autonomie restante de 194 km au moment de la pause déjeuner. Concrètement, notre autonomie théorique du jour était donc de 384 km, mais comme en fonction du parcours un véhicule électrique fabrique de l’énergie via le système de régénération au freinage ou au lever de pied en jouant d’ailleurs avec les palettes qui offrent 2 modes de régénération, l’autonomie précise reste toujours très théorique. Homologué avec une autonomie de 446 km selon la norme WLTP, l’e-tron Sportback fait donc 30 km de plus que son frère e-tron, preuve que l’électrique est encore un vaste champ d’investigation pour les constructeurs et que la technologie évolue vite au profit de l’autonomie.

Très joliment dessiné et hyper plaisant à conduire avec le confort digne d’une limousine, l’e-tron Sportback ajoute en plus de sa carrosserie spécifique, des améliorations techniques avec la première mondiale des phares Digital Matrix Led et l’amélioration de son autonomie grâce aux progrès effectués sur l’aérodynamisme et sur la charge utile de la batterie. Malgré ses tarifs élevés, nul doute que l’e-tron Sportback va trouver sa clientèle grâce aux aides gouvernementales actuellement en vigueur, mais aussi pour sa fiscalité avantageuse pour les entreprises.

Photos Laurent SANSON

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