Huit ans après son lancement et écoulé à plus de 2,2 millions d’exemplaires, le Volkswagen T-Roc revient dans une seconde génération qui reprend les atouts de son prédécesseur, tout en corrigeant ses défauts.
Volkswagen ne prend jamais de risques inutiles avec ses modèles stars et le T-Roc suit la même philosophie que des modèles comme la Golf et la Polo, avec pour cette seconde génération un style modernisé, mais immédiatement identifiable. La silhouette conserve les marqueurs du modèle originel avec des montants de custode spécifiques, une ligne de toit fuyante ou encore un pli latéral tendu. En revanche, la face avant se lisse avec des angles moins marqués et elle adopte une signature lumineuse à LED pleine largeur et modernise son identité. Le résultat est plus mature et aussi plus aérodynamique. Outre le style, le T-Roc 2 grandit sérieusement en prenant pas moins de 12 cm pour atteindre 4,37 m, ce qui en fait l’un des SUV les plus imposants de son segment des SUV urbains en taquinant même celui des SUV compacts.
Avec la MQB Evo, une base technique qui change tout
Construit dans sa précédente génération sur la plateforme de la Golf 7, le dernier né modernise sa base technique en adoptant la dernière plateforme thermique du groupe, la MQB Evo. Pour faire simple, le T-Roc 2 est en quelque sorte une Golf haute sur pattes. Du coup, à bord, le conducteur retrouve immédiatement ses repères avec une position de conduite aux petits oignons avec une accessibilité aux commandes parfaites et une visibilité globalement bonne malgré de costauds montants arrière. Une ergonomie typiquement Volkswagen et l’on retrouve même le levier de commande de boite désormais sous la forme d’un gros commodo droit au volant comme sur les derniers Tiguan/Tayron et la gamme ID. Ce commodo de boite prend la place des commandes des essuie-glaces qui migrent sur le commodo de gauche et dont l’utilisation n’est pas hyper pratique et on l’a constaté sous la pluie lors du premier jour de notre essai à Lisbonne.
L’autre gros chantier de VW sur ce T-Roc fut l’amélioration de la qualité perçue. Si le facelift du T-Roc 1 avait donné le ton avec une planche de bord adoptant un revêtement moussé après le plastique bien dur du phase 1, le T-Roc 2 ne fait pas la même erreur et monte franchement en gamme. Le style du mobilier est aussi plus épuré avec une planche horizontale recouverte d’un tissu recyclé agréable à l’oeil et au toucher, un tableau de bord digital, un grand écran central de 12,9“, une molette entre les deux sièges et c’est tout. Pour les boutons c’est sur le volant et sinon ça passe par l’écran central, véritable tour de contrôle des fonctions de l’auto grâce au dernier système d’exploitation MIB4 de VW qui offre une interface plus simple et intuitive. Enfin, le T-Roc 2 offre plus d’espace à bord qui profite aux passagers arrière et au coffre dont le volume atteint 475 litres, une belle valeur dans le segment.
Plus de douceur au volant au profit du confort
Plus grand et lourd que son prédécesseur, le T-Roc 2 mise plutôt sur le confort que le dynamisme de son châssis. Malgré les roues de 19 pouces de notre modèle d’essai, le SUV allemand a perdu le tranchant de sa conduite pour un comportement plus doux, plus confortable et plus prévenant finalement. La direction au ressenti très artificiel n’aide pas non plus à une conduite plus sportive même en mode Sport car ce T-Roc 2 mise plutôt sur sa stabilité et un roulis maîtrisé pour plus de confort. Sous le capot, c’est le bloc 4 cylindres 1.5 eTSi 150 ch avec micro-hybridation 48V qui anime notre modèle d’essai. Egalement proposé en version 116 ch, on recommande fortement le 150 ch qui apporte une conduite plus douce, on tire moins dessus et avec tout de même un agréable répondant et une consommation maîtrisée qui tourne quand même autour des 7,5 litres aux 100 km sur nos parcours tracés autour de la capitale portugaise.
Et finalement on pense quoi du T-Roc 2 ?
Pour Volkswagen, la mission était délicate mais l’objectif est atteint avec cette nouvelle mouture plus moderne, plus mature et même moins chère, c’est la bonne surprise du chef. Alors que les tarifs des voitures flambent, le constructeur allemand a bien maîtrisé ses prix puisque le T-Roc 2 débute à 29 990 €, soit environ 2 000 € de moins que son prédécesseur.